Ecoulement purulent, fièvre prolongée, fiévre avec frissons, modification de la numération des globules blancs (leucocytes), voilà suffisement de symptomes devant lesquels le diagnostic de “maladie infectieuse” se pose.
Tout examen de recherche de maladie infectieuse vise à identifier le germe en cause, et pour ce faire, celui-ci est isolé dans: le sang (hémoculture); les urines -cas d’infections urinaires- (examen cytobactériologique des urines ou E.C.B.U); les selles -cas d’infections du tube digestif (coproculture); il y a aussi des prélèvements qui ont lieu selon les cas, dans la gorge, les organes génitaux ou encore sur des plaies.
Parmis les autres possibilités de diagnostic, on peut faire appel aussi à la recherche des anticorps
(sérodiagnostics; MNI-test; anticorps du virus B ou anti-HVB).
Les bacilles tuberculeux peuvent être mis en évidence, par les tests cutanés à la tuberculine qui montrent si le sujet a pu entrer en contacte avec le bacille en question, vivant ou atténué (vaccin).
Quant aux infections parasitaires, elles suivent généralement les mêmes procédures, si bien que l’on fait appel à la mise en évidence du parasite : dans le sang (goutte épaisse); dans les selles (examen parasitologique); sur la marge anale; etc, ainsi qu’à la mise en évidence d’une augmentation du nombre d’anticorps spécifiques au parasite (sérodiagnostics).
Alors voyons un peu de quoi il s’agit dans les differents examens cités ci-dessus:

    l’hémoculture:

Elle consiste à mettre en culture le sang récolté du malade, dans des milieux spéciaux qui d’habitude favorisent la croissance de l’éventuel germe.
Ainsi l’hémoculture permet d’isoler les bactéries présentes dans le sang, mais il n’y a que les bactéries pathogènes qui sont prises en compte pour expliquer la fièvre, le reste sont considérés comme des déchéances provenant de la peau.
En principe, l’hémoculture doit être suivie d’un antibiogramme, pour un meilleur choix des thérapeutiques à prescrire.

Quand est-ce qu’on prescrit une hémoculture?

D’une manière systématique, lorsqu’il y a fièvre prolongée sans raison apparente; lorsqu’il y a un accès fébrile (qui survient brusquement et violemment) ou de frissons.

Déroulement de l’examen:

Après prélèvement du sang, celui-ci est receuilli dans des flacons spéciaux et dans des milieux de culture spécifiques. Si la culture pousse, le germe, après examen au microscope est alors soumis à l’antibiogramme : on le met dans des capsules d’antibiotiques afin d’évaluer sa sensibilité face à ces thérapeutiques.
Il faut compter 24 à 48 h après le prélèvement pour que les cultures se développent, et notez que l’examen est répéte au moins deux fois dans la journée.

    la goutte épaisse:

C’est un examen qui permet de rechercher les parasites du paludisme qui siègent dans les globules rouges, ou les filaires qui sont des parasites responsables des filarioses.

Déroulement de l’examen:

Evidement, il y a tout d’abord le prélèvement sanguin, après on passe à l’examen d’une goutte de sang que l’on dépose sur une lame en verre. La goutte épaisse doit d’abord sécher completement avant qu’on puisse effectuer une lecture correcte.

P.S: pour plus de details voir: hémoculture

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