Cette bactérie, de plus en plus fréquente, provoque entre autres des infections génito-urinaires et des inflammations peri-hépatiques (autour du fois). L’infection génitale à Chlamidiae Trachomatis est une des MST les plus fréquentes. Les Chlamidiea ont un aspect qui les rapproche des virus, ce qui fait qu’elles sont souvent considérées comme étant à la fois des bactéries et des virus: elles ne possèdent pas la capacité de se diviser et se multiplier d’une manière indépendante, et ont besoin pour ce faire, de parasiter tel un virus, la cellule de l’organisme. Elles vivent donc à l’intérieur des cellules parasitées.
Il existe deux types de chlamydiae: Chlamadiae psitacci, agent de la maladie d’ornithose-psittacose, responsable d’atteintes pulmonaires et de fièvre parfois élevée. Ce germe est transmis par l’intermédiaire de déjections d’oiseau, en particulier celles des pigeons et des oiseaux de basse-cour. Le deuxième type est la Chlamydia trachonatis, responsable du trachome (forme de conjonctivite contagieuse), l’une des premières causes de cécité dans le monde. Il est également responsable d’une MST, la maladie de Nicolas-Favre (lymphogranulomatose vénérienne), à l’origine d’ulcération génitale (chancre) ou rectale accompagnée de gros ganglions sous l’aine (ganglions lymphatiques). Cette maladie est très fréquente dans les pays tropicaux et plus particulièrement chez les populations d’homosexuels et de prostituées.
Il existe aussi d’autres affections génitales à Chlamidiae, aussi fréquentes que les précédentes: Urétrite (inflammation de l’urètre chez l’homme), cervicite (infection des voies génitales hautes chez la femme). Une infection à chlamydiae peut aussi provoquer chez des sujets génétiquement prédisposés, un ensemble d’affections et de symptômes (urétrite, conjonctivite et douleurs articulaires d’origine inflammatoire), représentant le syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter.

La sérologie:

La sérologie sert aussi bien pour confirmer le diagnostic d’infection à Chlamidia, que pour confirmer la guérison après traitement.
Les anticorps peuvent se maintenir à un taux faible en début d’infection. Il est donc nécessaire de renouveler la sérologie 10 jours plus tard. Si l’examen sérologique confirme l’infection, il convient d’effectuer le même sérodiagnostic sur le conjoint ou le partenaire.

- Envoi d’Appels et de SMS Gratuits -

Les manifestations cliniques d’une intoxication ne sont pas toujours spécifiques, bien au contraire, certains symptômes sont souvent communs à plusieurs types d’intoxication, ce qui ne facilite pas à priori, le diagnostic clinique. Toutefois, certains signes ou symptômes permettent de se faire une idée, ou de s’orienter vers une telle ou telle classe d’agents toxiques qui leur sont associés:

  • Au niveau du SNC

    Coma: Déprimants du SNC (anticonvulsivants, anxiolytiques, sédatifs/hypnotiques, analgésiques, neuroleptiques), alcool, lithium, clonidine, monoxyde de carbone, solvants, gaz, hydrocarbures aromatiques, anticholinergiques anti-muscariniques, etc.

    Agitation et/ou convulsion: sympathomimétiques, xanthines, psychotropes, cocaïne, camphre, strychnine, antidépresseurs tricycliques, sevrage d’alcool ou d’hypnotiques/sédatifs.

    Hypertonicité ou hypertonie, augmentation exagérée et permanente du tonus musculaire (tension musculaire) d’un muscle au repos, secondaire à une maladie neurologique: Lithium, phencyclidine, méthaqualone, strychnine.

    Hypotonicité ou hypotonie, diminution de la tonicité (tension) musculaire et de l’excitabilité (capacité de réponse à des stimulations) neuro-musculaire: toxine botulinique ou botulique, mercure, magnésium, solvants, thalium, mollusques, etc.

    Dystonies, trouble moteur sous forme de mouvement involontaire ou spasme douloureux qui concerne un secteur musculaire plus ou moins étendu: phénothiazines, butyrophénones, antihistaminiques.

    Hyperthermie (fièvre): salicylates, hormones thyroïdiennes (la thyroxine (T4), la triiodothyronine (T3) et la calcitonine), sevrage d’alcool ou de sédatifs/hypnotiques.

    Hypothermie: Ethanol, narcotiques, sédatifs/hypnotiques.

    Au niveau de l’oeil

    Mydriase: sympathomimétiques, anticholinergiques, psychotropes, phencyclidine (plutôt rare), cocaïne, glutéthimide, antidépresseurs tricycliques.

    Myose: narcotiques, clonidine, barbituriques, phencyclidine, phénothiazines, insecticides organophosphorés, éthanol, sympathomimétiques.

    nystagmus: phénytoïne, phencyclidine.

    Vision embrouillée: anti-muscariniques (avec mydriase et photophobie), alcools

    Vision colorée: quinine et digitale

    scotome: quinine, salicylates

    Hyperthérmie de la conjonctive: Marijuana

    Au niveau de l’oreille

    acouphènes: salicylates, streptomycine (antibiotique), ergotamine, quinine.

    Au niveau de l’appareil cardiovasculaire

    Bradycardie/bloc AV: Bêtabloqueurs, antagonistes du calcium, lithium, insecticides organophosphorés, quinidine, antidépresseurs tricycliques.

    Tachycardie: Sympathicomimétiques, anticholinergiques, méthylxanthines, hormones thyroïdiennes, phénothiazines, antidépresseurs tricycliques.

    Hypertension artérielle: Cocaïne, amphétamines, phénylpropanolamine, bêtastimulants, dérivés de l’ergot, phencyclidine, LSD.

    Hypotension: Narcotiques, phénothiazines, antihypertenseurs, antidépresseurs tricycliques, dépresseurs du système nerveux central, antagonistes du calcium.

    Certaines anomalies de l’E.C.G:

    > Prolongation du QRS: Antidépresseurs tricycliques, amantadine, bêtabloqueurs, diphenhydramine, disopyramide, flécanide, lithium, magnésium, phénothiazines, quinidine;

    > Prolongation du QT: Amantadine, amiodarone, arsenic, bêtabloqueurs, disopyramide, flécanide, fluor, lithium, magnésium, maprotiline, insecticides organophosphorés, phénothiazines, thalium, antidépresseurs tricycliques.

    Au niveau de l’appareil respiratoire

    Hyperventilation: Cocaïne, salicylates, nicotine, pentachlorophénol.

    Hypoventilation: Clonidine, dépresseurs du système nerveux central.

    Dégager différentes odeurs anormales dans l’haleine:

    > Alcool: alcool, phénols, hydrate de chloral;

    > Acétone: alcool, acétone;

    > Ail: arsenic, phosphore, sélénium, thalium;

    > Poire: hydrate de chloral, térébenthine, camphre;

    > Thé des bois: Salicylate de méthyle;

    > Amandes amères: cyanure;

    > Naphtaline: naphtalène, paradichlorobenzène;

    > Oedème pulmonaire: adrénaline, cocaïne, cyanure, ethchlorvynol, éthylène glycol, narcotiques, thalium, salicylates.

    Au niveau de l’appareil digestif

    Nausées/vomissements/diarrhée: Presque toute les substances toxiques peuvent être responsables de ces symptômes;

    Hypersalivation: Insecticides organophosphorés, agents cholinergiques, champignons;

    Sécheresse de la bouche: Agents anticholinergiques, antihistaminiques.

    Au niveau de l’appareil génito-urinaire

    Rétention urinaire: Anticholinergiques, antidépresseurs tricycliques;

    Crystallurie: Éthylène glycol.

    Au niveau de la peau et des téguments

    Érythème/bouffées congestives ou “flush”: Manifestation cutanée survenant par accès et se caractérisant par une coloration rouge intense et passagère du visage, du cou et de la partie supérieure du tronc: Anticholinergiques, acide borique, interaction alcool/disulfiram, glutamate monosodique;

    Ictère: Tétrachlorure de carbone, benzène, chromates, phénothiazines, quinacrine;

    Cyanose: Méthémoglobinémie—> nitrites, aniline.

    Alopécie: Arsenic, thalium.

  • La syphilis, ou vérole, ou encore mal français (par les italiens) et mal napolitain (par les français) :)), est une maladie due à une bactérie: le Treponema Pallidum. C’est une infection sexuellement transmissible, mais qui peut parfois se contracter par transfusion sanguine, ou par voie placentaire (de la maman à son enfant). Très contagieuse, en particulier pendant les deux premières phases, primaire et secondaire (voir plus loin), la syphilis peut passer inapperçue (encore pas de symptômes apparents) pendant la période d’incubation de la bactérie qui dure entre 2 et 6 semaines.

    Généralement, l’évolution de la syphilis se fait en trois phases. Il existe cependant des exceptions.
    première phase (syphilis primaire): à l’issue d’une période d’incubation de trois semaines en moyenne, qui suivent le rapport sexuel contaminant, les premiers symptômes apparaissent sous la forme du chancre. Il s’agit d’une petite plaie ronde, anormalement dure et indolore, qui est bien visible chez l’homme, souvent interne chez la femme, se localisant au niveau des organes génitaux, et souvent accompagnée de l’inflammation d’un ganglion au niveau de l’aine (déplacer le curseur au-dessus du mot aine, pour en voir la signification). Cependant, le chancre peut se retrouver ailleurs, notamment au niveau de l’anus, des mamelons, des amygdales, des lèvres, etc.
    Ce qui est à la fois intéressant et préoccupant, c’est le fait que ces mêmes symptômes disparaissent d’habitude spontanément, sans application d’un traitement quelconque, au bout d’un mois environ, sauf que, malheureusement, la maladie continue à évoluer!. Doù la nécessité de ne pas tomber dans ce piège, et de faire une consultation dès l’apparition des premiers signes.

    La seconde phase (syphilis secondaire) : c’est l’étape de contagiosité imminente. Elle commence vers le quatrième mois et continue encore pendant deux ans environ. Les premiers symptômes de cette phase sont les éruptions cutanées, notamment des plaques rosées ou rouges (la roséole), de 5 à 6 millimètres de diamètre, séparées les unes des autres, qui n’atteignent pas le visage, et ne causent ni douleurs ni démangeaison. Là encore, elles disparaissent spontanément au bout d’un mois ou deux. Et les symptômes ne s’arrêtent pas là, puisque, lésions dermatologiques diverses (syphilides, lésions papuleuses squameuses, ressemblant à des dermites séborrhéiques ou à des verrues) et grossissement de ganglions (au niveau du cou) vont, à nouveau, faire leur apparition. La syphilis secondaire, peut également se manifester par une atteinte des muqueuses, (angine ou laryngite), ou encore par une plaque d’alopécie, perte localisée de cheveux.

    La troisième phase : c’est celle de la syphilis tertiaire. Si la maladie passe inaperçue au cours des deux premières phases, et donc n’est pas traitée (chose relativement fréquente), c’est la phase de latence qui commence. Le seul moyen de la détecter est alors sérologique, par le biais d’une prise de sang. Le diagnostic est fait le plus souvent à l’occasion d’un bilan systématique (prénuptial, prénatal, professionnel, etc.).
    Les lésions de syphilis tertiaire peuvent apparaître, 5 à 10 ans après la deuxième phase. On peut observer les symptômes suivants:
    - Gommes, des lésions cutanées ou muqueuses sous forme de nodules, qui peuvent se localiser à n’importe quel endroit du corps (jambes, bras, visage, cuir chevelu, bouche, organes génitaux, foie, poumon, vessie).
    - Une atteinte cardio-vasculaire, résultat de complication, même si elle est aujourd’hui assez rare, les complications cardiaques les plus connues étant, l’insuffisance aortique et surtout l’anévrisme de l’aorte.
    - Une atteinte nerveuse, complication très dangereuse, appelée aujourd’hui paralysie générale, s’agissant plutôt d’un syndrome psychiatrique (état de démence) qui s’installe progressivement, en passant par des phases d’agitation et de dépression. Cette complication s’accompagne habituellement de troubles neurologiques, notamment de la mémoire (amnésie), de la parole (aphasie), tremblements, etc.
    Une autre atteinte nerveuse due à la syphilis serait le tabès, complication se traduisant essentiellement par, des troubles de la sensibilité et de l’équilibre, ainsi que des troubles articulaires et sphinctériens.
    - Des atteintes neurologiques : la complication de la syphilis peut également donner naissance à toutes les formes de maladies neurologiques connues, notamment les méningites et les encéphalites. Mais, rare sont actuellement les cas d’apparition de ces formes de complication, qui apparaîssent généralement au-delà de 20 ou 30 ans après la contamination initiale.

    Déroulement de l’examen

    Il s’agit d’un prélèvement veineux s’effectuant au niveau du bras. Les examens utilisés en pratique sont: D’abord un test d’agglutination, signe de la présence des anticorps spécifiques dans le sang, il s’agit du VDRL (Venereal Diseases Research Laboratories). Après, il y a le test de Nelson et Mayer, puis le FTA (Fluorescent Treponemal Antibobdy), puis le TPHA (Treponema Pallidum Hemagglutination Assay) et enfin, l’ELISA (Enzyme-Linked Immunosorbent Assay = immuno-absorption enzymatique).
    Mais l’examen de dépistage le plus fréquement utilisé actuellement, est la double réaction VDRL (non spécifique) et TPHA (spécifique). Si ces deux examens sont négatifs, on est certain que le patient n’est pas contaminé (à moins que la contamination soit très récente). Par contre, si ces deux examens sont positifs, alors il faut passer par les autres examens, et c’est en fonction des réactions obtenues à ces différents examens, qu’on pourra tirer la conclusion s’il s’agit d’une syphilis primaire, secondaire récente ou non récente, latente(tertiaire), etc.

    Considérations particulières

    Les résultats s’expriment en “+” et en “─”. Les réactions deviennent positives, 8 jours environ après l’apparition du chancre génital. Deux tests positifs sont nécessaires afin d’affirmer un diagnostic de syphilis. Après traitement, il faut contrôler de nouveau la sérologie.

    Une précaution particulière à prendre, serait de ne jamais appliquer de pommade antiseptique ou antibiotique sur une éventuelle ulcération suspecte, observée au niveau du gland, des grandes lèvres, du col de l’utérus ou encore des amygdales. Il est absolument important de ne rien faire à priori, et de consulter un médecin, au lieu de tenter l’automédication. Car si par hasard vous appliquez une pommade ou quoi que ce soit, non seulement vous ne guérirez pas la maladie, mais vous risqueriez de rendre le diagnostic encore plus difficile.

    En toxicologie clinique, le diagnostic d’une intoxication repose essentiellement sur l’anamnèse et l’examen clinique.

    Déroulement de l’anamnèse

    Elle passe d’abord par l’identification du produit: du fait de la multitude de produits chimiques en usage (plus de 400 000 seulement sur le continent Américain), il va de soi que l’épellation exacte du produit inculpé doit être obtenue. Ceci d’autant plus que, nombre de produits dont la dénomination ne diffère que par une seule lettre ou un seul chiffre, ont une composition et des effets tout à fait différents. En guise d’exemple, prenons celui de l’Anacin qui contient de l’acide acétylsalicilique, alors qu’Anacin-3, contient de l’acétaminophène.

    La seconde chose importante, est de connaître la quantité ingérée (en cas d’ingestion, sans exclure les cas d’administration parentérale), en essayant d’en déterminer le taux maximal. Dans un contexte d’intoxications accidentelles ceci permettrait de décider de l’utilité des manoeuvres d’évacuation gastro-intestinale. Cependant, en cas d’intoxications intentionnelles, il est plus judicieux de surestimer la quantité ingérée que de la sous-estimer.

    La troisième chose à déterminer, presque aussi importante que les deux précédentes, est le temps d’ingestion. D’après les données cliniques, la plupart des sujets montrent des symptômes 2-4 heures tout au plus après l’ingestion. Alors que la plupart de ceux qui ne présentent aucun signe d’intoxication 6-8 heures après l’ingestion, demeurent asymptomatiques.
    Il existe cependant des intoxications qui se manifestent un peu plus tard, au delà de 12 heures voire même quelques jours: acétaminophène surtout, paraquat, champignons (Amanita phalloïdes). Par exemple, pour pouvoir utiliser la N-acétylcystéine, antidote de l’acétaminophène, il faut connaître les concentrations sériques de ce dernier à différents moments de l’intoxication. Ainsi, une concentration sérique de 100μg/mL (équivalant à 661,5μmol/L) d’acétaminophène 4 heures après l’ingestion, ne représente pas un risque d’hépatotoxicité, Alors que pour cette même concentration observée 12 heures après l’ingestion, l’hepatotoxicité est envisageable!

    Le quatrième moyen de diagnostic faisant partie de l’anamnèse, est le mode d’exposition à l’intoxication ou à l’agent toxique. Par exemple, devant une exposition cutanée, un simple lavage de la peau à l’eau et au savan peut être suffisant. Devant une exposition de la zone rectale par contre, on préconise les lavements évacuants.

    à suivre, l’examen clinique, de laboratoire et radiologique…

    On évoque l’intoxication à chaque fois que l’organisme a été exposé à un produit toxique, par les différentes voies possibles: ingestion, inhalation, à l’occasion d’une administration parentérale (qui s’administre par une voie autre que la voie digestive, généralement sous la forme d’injection intraveineuse, musculaire, sous-cutanée), réctale, cutanée (la peau). Elle peut-être causée par des produits issus de l’industrie (substances chimiques, médicaments) ou par des produits biologiques, d’origine donc animale ou végétale. Inutile de rappeler que l’intoxication peut avoir des origines aussi bien intentionnelles qu’accidentelles (tellement on en voit de nos jours) et de fait, doivent être systématiquement pris en compte, notamment lorsque le sujet intoxiqué est âgé de plus de 5 ans.

    Dans l’intoxication comme dans tout problème médical, il faut établir un diagnostic rapide, voire d’urgence dans ce cas là et fiable. Le traitement est d’emblée mis en place, et il respecte trois étapes :

      1. Empêcher ou bloquer l’absorption des produits toxiques;
      2. Accélérer l’élimination des produits toxiques de l’organisme (éliminer la cause);
      3. Traiter ou améliorer rapidement les symptômes de l’intoxication (les diverses manifestations désagréables qui en résultent, etc.)

    Après maîtrise du problème, il conviendrait de rappeler les normes de protection contre le ou les agent(s) toxique(s), aux personnes concernées.

    - Envoi d’Appels et de SMS Gratuits -